Sébastien Gryphe

Lyon, durant la Renaissance, fut une capitale florissante des arts et du commerce.

Plusieurs éditeurs et imprimeurs s’y installèrent pour ressusciter une pensée endormie par des siècles d’obscurantisme religieux. Parmi eux, il en est un qui par son travail et sa renommée devint le “Prince des libraires lyonnais”.

Sébastien Gryphe, dont le nom est resté gravé dans la mémoire des cercles d’éditeurs, avait pour ambition de chercher et partager les connaissances antiques oubliées. Très apprécié de ses contemporains qui louaient sa grande culture et son travail d’imprimerie, Sébastien Gryphe, allemand d’origine, fut formé par son père puis dans les ateliers de Venise. A l’âge de 31 ans, il arriva à Lyon et publia les oeuvres des grands humanistes de l’époque : Erasme, Etienne Dolet, André Alciat, Rabelais, Maurice Scève ainsi que des penseurs antiques, que les bourgeois s’arrachaient comme des petits pains.

En 1528, il introduisit pour la première fois dans les cases typographiques, les caractères italiques créés au début du siècle par Aldo Manuzio.

Depuis, Sébastien Gryphe est reconnu internationalement comme le principal représentant des “passeurs de connaissances” de l’humanisme.